Depuis le développement des propositions hybrides et électriques, il paraît que le diesel n’a plus le vent en poupe. Pourtant, à chaque baisse des prix du gazole, le carburant gras retrouve un certain attrait aux yeux des automobilistes. Si vous faites partie de ceux qui pensent que le diesel n’est pas mort, voici huit propositions de véhicules diesels d’occasion à moins de 15 000 €.
Les diesels sujets à la controverse mais toujours intéressants
C’est un fait, même si leur impact sur l’environnement est jugé significatif, les voitures diesel consomment peu. Et même si leurs homologues essence ont fait d’énormes progrès en termes de consommations, il leur est difficile de faire aussi bien même affublés de dispositifs électriques, les fameux « micro-hybrides ». Pour vraiment trouver plus frugale, il faut se tourner du côté des hybrides autonomes ou rechargeables, mais leur coût est encore très élevé.
Pour le moment, le gazoil reste encore une bonne alternative pour ceux qui roulent beaucoup et qui ne souhaitent pas investir dans une technologie plus récente, moins polluante au quotidien, mais encore trop chère.
Renault Twingo II
Présentation et cote
Nettement plus conventionnelle que la Twingo de 1ère génération, cette seconde génération partage sa plateforme avec la Clio II. Une bonne base donc, qui offre un comportement routier très abouti et un confort étonnant pour une voiture de cette taille. On peut y ajouter un bon agrément de conduite, une bonne ergonomie et une habitabilité arrière plutôt généreuse avec deux sièges individuels et même coulissants à partir de la finition Expression. Une citadine capable d’évoluer sans difficulté sur la route d’autant plus que son petit 1.5 dCi se montre plutôt costaud même dans sa version la moins puissante de 65 chevaux (des déclinaisons à 75 et 85 ch existent également).
Au chapitre des petits désagréments, on peut citer la direction assistée électriquement qui manque un peu de consistance.
Question tarif, on trouve des modèles datant de 2011/2012 avec moins de 100 000 km au compteur à moins de 6000/7000 euros. Une vraie bonne affaire si l’entretien du bloc a été réalisé correctement.
Fiabilité
Globalement, cette Twingo 2 se montre fiable. Le 1.5 dCi n’est cependant pas exempts de défauts. Des cas d’usure prématurée de la courroie de distribution ont été signalées en 2011, ce qui a normalement donné lieu à une mise à niveau en 2013. Des fuites ont été signalées au niveau de la pompe à eau. La durit de turbo mal positionnée peut également engendrer quelques défaillances.
La boîte de vitesses peut se montrer un peu capricieuse, notamment au niveau des 2ème et 3ème rapports qui peuvent être difficile à enclencher. Une vidange de la boîte s’impose pour essayer de palier au problème.
Enfin, le disque d’embrayage peut se montrer moins endurant que la normale.

Peugeot 208 1ère génération
Présentation et cote
Voilà une petite polyvalente qui se trouve facilement sur le marché de l’occasion et dont la ligne n’a presque pas vieilli. Pas mal pour un modèle sorti en 2012 !
L’autre gros avantage de la petite lionne, c’est sa tenue de route. Agile et précise, elle offre un toucher de route comme Peugeot sait en proposer.
Au chapitre des inconvénients, le désormais bien connu système « i-cockpit » ne convient pas à tout le monde dans la mesure où certains conducteurs ne peuvent pas lire convenablement les informations du tableau de bord en raison de sa position basse. Ce qui est sûr, c’est que le petit volant façon karting donne envie de tutoyer la zone rouge. Avec le 1.6 e-HDI 92 ch devenu 1.6 BlueHDI 100, cela risque d’être difficile puisque le couple maxi est atteint très tôt. Mais ce bloc reste une bonne proposition puisqu’il offre de bonnes performances tout en se montrant sobre. Le compagnon idéal pour déplacer sans difficulté cette 5-portes dotée de 5 places (la place du milieu sera utilisée occasionnellement) et d’un coffre proposant un volume très correct d’environ 270 litres.
Soyez attentifs, si les offres ne manquent pas, cela ne fait pas nécessairement baisser la cote de la sochalienne. Ce HDI reste encore proposé à des tarifs un peu élevés. N’hésitez pas à comparer avec sa cote officielle et tentez une négociation si un modèle vous intéresse tout particulièrement. « HDI », 3 lettres qui apparemment valent encore de l’or…
Fiabilité
Soyons honnête, cette 1ère génération de 208 n’est pas la meilleure sur le plan de la fiabilité. Un petit point faible que même la Peugeot 208 II n’a pas réussi à améliorer comme nous l’avions évoqué dans un précédent article. Si les problèmes sont assez fréquents, ils sont heureusement rarement graves.
Parmi les dysfonctionnements récurrents, ce bloc 1.6 HDI peut connaître des fuites de gazole, d’huile en provenance du turbo, ou d’eau en provenance de la pompe à eau. La distribution peut se montrer bruyante. Des cas de calage inopiné ont également été relevés. Des réservoirs d’urée ont dû être remplacés sur BlueHDI.
Du côté du châssis et des trains roulants, des amortisseurs arrière ont été remplacés sous garantie. Une anomalie en principe résolue donc. Le train avant peut se montrer bruyant.
Un défaut de soudure du berceau moteur a donné lieu à un rappel de la part de Peugeot au printemps 2013.
Des rappels ont aussi été réalisés en 2012 pour purger le circuit de freinage et tendre le câble de frein à main. Enfin, des cas de dysfonctionnement de l’ABS ont été signalés.

Fort Fiesta VI
Présentation et cote
Restons sur le segment des citadines polyvalentes à travers cette très réussie Ford Fiesta de 6ème génération. Sur la route, cette Fiesta se révèle aussi douée que la 208, si ce n’est plus, grâce à un châssis mêlant rigueur et dynamisme. C’est simple, elle donne l’impression de conduire une voiture de niveau supérieur ! Et tout cela, sans négliger le confort. C’est sans conteste la citadine qui nous a laissé le meilleur souvenir…
Comme d’habitude chez Ford, le niveau d’équipements est généreux pour un tarif neuf très raisonnable.
A peine pourrait-on lui reprocher ses plastiques de qualité très moyenne et une planche de bord dont le dessin est un peu daté, reprise d’ailleurs par le Ford Puma (avant restylage).
Le bloc 1.5 TDCI se montre globalement agréable et offre une vraie polyvalence à la petite Ford, même dans sa version la moins puissante.
La cote reste plutôt correcte. Par exemple, une version diesel de 85 ch de 2018 dotée de 5 portes en finition Titanium se négocie en moyenne à un prix légèrement inférieur à 12 000 € pour un kilométrage d’environ 80 000 km. Il est même possible de passer sous la barre des 10 000 € à condition de choisir un véhicule ayant roulé un peu plus, de l’ordre de 100 000 à 120 000 km.
Fiabilité
La fiabilité est globalement bonne. Le 1.5 TDCI ne montre pas de faiblesses particulières pour le moment, hormis quelques cas de fuites de gazole entraînant le remplacement de la pompe à gazole.
Le système de climatisation peut engendrer des claquements à la mise en route, dus à une durit mal positionnée. La jauge à carburant peut se montrer fantaisiste et le démarrage « mains libres » peut rencontrer quelques bugs.
A noter que des rappels ont eu lieu en novembre 2011 pour un remplacement de vis non conformes au niveau du train arrière et en 2012 pour un risque de non-déclenchement des airbags latéraux passagers.

Peugeot RCZ
Présentation et cote
La Peugeot RCZ, c’est un peu la voiture plaisir de ce guide d’achat. Peut-on vraiment associer les mots « plaisir » et « diesel » ? On va dire que oui. Après tout, il n’est pas interdit de rouler dans une belle voiture quand on est dans l’obligation de circuler en diesel parce qu’on parcourt les routes…
Car il faut bien le dire, cette RCZ est très réussie sur le plan du style. Une ligne sculptée avec brio par Gérard Welter, ex-patron du design du lion.
Cette voiture n’a pas que son physique qui peut réjouir car sur la route, elle se montre impériale grâce à son châssis repris de la 308 1ère génération. Peut-être que les plus exigeants regretteront le manque de mobilité de son train arrière.
Parmi les points faibles, citons le manque de place à l’arrière où les deux sièges serviront surtout en dépannage et le coffre de seulement 321 litres (mais extensibles à plus de 600 litres sièges rabattus).
Le réputé 2.0 HDI développant ici 163 ch se montre très convaincant avec des accélérations et des reprises de bon niveau tout en se contentant d’un peu moins de 7 L/100 km en moyenne.
Fiabilité
Ce 2.0 HDI a connu quelques problèmes mais la plupart du temps sans gravité. Citons des cas de perte de puissance du turbo, des démarrages difficiles en raison d’injecteurs encrassés voire impossibles suite à une anomalie de fonctionnement des capteurs d’arbres à cames.
La direction peut connaître une perte d’assistance généralement due à la pompe.
Les trains roulants peuvent également connaître des claquements à l’avant (coupelles d’amortisseurs, rotules de direction, etc…).

Peugeot 2008 I
Présentation et cote
Restons chez Peugeot avec le bien connu Peugeot 2008 de 1ère génération. Un véhicule qui portait bien son nom de « crossover » lors de sa sortie en 2013 puisqu’il affichait un style situé entre deux eaux : mi-break, mi-SUV. Puis le restylage de mi-carrière lui a donné un style de SUV bien plus franc. Ses trains roulants et sa direction très incisifs lui assurent un bon comportement routier et un vrai plaisir de conduite pour un engin surélevé. La fermeté de la suspension peut gêner surtout à base vitesse mais elle participe à la bonne tenue de route.
L’habitabilité arrière et le coffre sont très corrects. Reste quand même à composer avec une banquette arrière ferme, pas assez creusée et donc pas idéale pour les longs parcours.
Le crossover français a commencé sa carrière avec le 1.6 e-HDI 92 ch, lequel a laissé place aux évolutions BlueHDI 100/115 ch ou 120 ch. La sobriété est de mise, tout comme les performances, même les versions 92/100 ch sont capables d’assurer l’essentiel.
Les annonces ne manquent pas. Prévoyez un budget d’environ 12 000 € pour un exemplaire de 2019 en BlueHDI 100 ch, ayant parcouru environ 100 000 km.
Fiabilité
Si le 2008 est connu pour ses problèmes de distribution sur le bloc essence 1.2 Puretech, le diesel n’a pas échappé à des anomalies techniques. Pour commencer, la distribution peut se montrer bruyante, le pignon de vilebrequin ou la courroie peuvent être en cause. Les vannes EGR ont tendance à s’encrasser facilement (un classique qui touchent de nombreuses marques), les fuites d’huile au niveau du turbo et les fuites d’eau au niveau de la pompe à eau ne sont pas rares. Des soucis d’arbres à came ont été relevés nécessitant leur remplacement.
Les réservoirs d’Adblue doivent parfois être changés sur BlueHDI, une opération assez coûteuse.
Des amortisseurs défaillants ont été signalés. Une intervention souvent prise en charge par Peugeot, à condition (souvent) de faire les démarches nécessaires…
Comme sur la petite sœur 208, les vis du berceau ont dû soit être remplacées soit revissées.

Dacia Duster II
Présentation et cote
On ne présente plus le Duster. Cette seconde génération plus aboutie que la première version, a largement rencontré le succès, si bien que les propositions ne manquent pas en seconde main.
Sur Essais Autos, le Dacia Duster II c’est un véhicule que l’on connaît bien ! En toute objectivité, si on devait faire un rapide résumé : le Duster affiche des prestations très satisfaisantes dans tous les domaines sans exceller nul part, mais quand on regarde son prix de vente, on a clairement la sensation d’en avoir pour son argent. Son confort de suspensions est très satisfaisant. Certes il prend un peu de roulis en virage et ce n’est pas celui qui offrira le plus d’agrément, mais il affiche un comportement très serein.
Côté moteurs, c’est logiquement le 1.5 dCi qui équipe ce Duster, Dacia étant une filiale du groupe Renault. Si à la fin de sa carrière, il ne restait plus que la version la plus puissante développant 115 ch, une version moins puissante de 90/95 ch a longtemps été disponible. Cette dernière suggestion n’est pas à oublier, bien au contraire, puisqu’elle affiche des performances assez proches de la version 110/115 ch. La déclinaison la plus puissante permet quand même d’avoir accès à la boîte automatique et à une très intéressante configuration à 4 roues motrices qui représente une jolie alternative à des 4×4 bien plus coûteux.
Côté finance, il est possible de dénicher un beau Duster à environ 10 000 € à condition d’accepter un kilométrage d’environ 150 000 km. Pour un exemplaire d’environ 100 000 km, il faut prévoir environ 2000 à 3000 € de plus. La demande est élevée, les prix s’en ressentent…
Fiabilité
La fiabilité est très correcte malgré des défaillances. Le 1.5 dCi peut nécessiter des reprogrammations et des remplacements de faisceau moteur, de durit de turbo ou de radiateur. Les injecteurs sont connus pour s’encrasser facilement. Une fois ces problèmes résolus, ce 1.5 dCi peut se montrer endurant, en plus d’être très économique à l’usage…
L’assistance de direction peut connaître une faiblesse, nécessitant une reprogrammation. La climatisation peut également faire parler d’elle : les réglages peuvent s’avérer difficiles et l’affichage de la température peut être erronée.
Le système multimédia peut se montrer lent, voire inopérant. Des reprogrammations sont alors à réaliser. Le GPS, identique à celui du 1er Renault Captur, se montre souvent fantaisiste, un avis partagé par de nombreux utilisateurs, dont votre serviteur…

Volkswagen Golf VII SW
Présentation et cote
Si le diesel fait de la résistance, on peut en dire autant des breaks. Réunir les deux, cela devient compliqué mais pas impossible, encore plus en occasion. Dans la famille des breaks compacts logeables, la VW Golf est plutôt bien placée. Cette 7ème génération apparue en 2013 et remplacée en 2020, n’est peut-être pas la plus belle mais son aspect cubique la rend particulièrement spacieuse. Le coffre est ainsi capable d’emmener un peu plus de 600 litres de bagages voire plus de 1600 litres banquette rabattue.
Cette Golf brille par sa qualité de finition et de présentation. Bon point côté comportement, cette génération profite d’un dynamisme jusqu’alors inconnu sur ce modèle, même si la prise de poids due à la malle a tendance à tempérer un peu le phénomène.
Les propositions diesel ne manquent pas sur cette familiale germanique. En entrée de gamme, le 1.6 L TDI développant entre 105 et 115 ch suivant les évolutions moteur assure le job sans démériter et il permet d’avoir accès à la très réussie boîte auto DCG7. Evidemment, le plus gros 2 L TDI affichant 150 ch (et même jusqu’à 184 ch !) se montre plus performant mais aussi plus cher et donc plus difficile à trouver sous la barre des 15 000 €. D’autant plus que l’allemande tient la cote, c’est encore plus le cas pour les versions à gazole. A titre d’exemple, à l’heure où nous rédigeons cet article, une VW Golf 7 SW 1.6 TDI 115 de 2018/2019 avec environ 100 000 km au compteur se négocie à environ 13 000 €.
Fiabilité
Si la VW Golf 8 a vu sa qualité de fabrication et sa fiabilité diminuer, cette 7ème génération reste mieux placée même si les défaillances ne sont pas rares sur les TDI notamment.
Parmi celles-ci, on peut citer des cas de perte de puissance sur les blocs 1.6 TDI dus soit au turbo soit aux injecteurs. Des fuites de liquide de refroidissement ont été recensées soit au niveau du radiateur soit au niveau de la pompe à eau.
Des démarreurs ont dû être remplacés sur quelques modèles dont les moteurs refusaient de se couper.
La boîte automatique DSG7 peut se montrer bruyante ou inopérante. Des reprogrammations sont souvent nécessaires.
Des amortisseurs arrière parfois bruyants ont fait l’objet de remplacement.
Le frein à main automatique peut dans certains cas rester serré, demandant alors le remplacement du calculateur.

Honda Civic IX
Présentation et cote
Ce n’est pas la première voiture à laquelle on pense, pourtant cette Civic est une excellente proposition. Elle sort clairement de l’ordinaire dans un paysage automobile parfois trop homogène et elle a de vraies qualités, comme un comportement routier dynamique qui n’a pas été obtenu au détriment du confort, une présentation intérieure atypique et un coffre généreux de 477 litres. Une auto qui pourrait presque être parfaite si elle était dotée d’un réservoir plus volumineux car avec seulement 40 litres, l’autonomie reste trop limitée.
Les motorisations diesel sont au nombre de deux : soit vous optez pour le petit 1.6 i-DTEC 120 ch, au demeurant très agréable et suffisant, ou vous choisissez l’excellent bloc 2.2 L de 150 ch. Son couple généreux de 350 Nm le rend disponible dès les plus bas régimes et son côté rageur ferait presque oublier qu’il s’agit d’un véhicule dont le réservoir est rempli à l’aide du pistolet jaune. Et le niveau de consommation reste très raisonnable. De quoi asseoir encore un peu plus la notoriété de motoriste de Honda.
Sur le plan financier, comptez environ 13 000 € pour un exemplaire de 2016 (en 1.6 i-DTEC 120) comptant un peu moins de 100 000 km. La version 2.2 i-DTEC est quasiment introuvable en seconde main.
Fiabilité
Difficile de trouver plus fiable que cette Honda Civic. En contrepartie, les pièces détachées demeurent assez chères. Réputée increvable, on peut quand même signaler quelques cas de volant-moteur défectueux plus particulièrement sur les 2.2 i-DTEC. Le système Stop and Start fonctionne parfois aléatoirement quelle que soit la motorisation.
Enfin, la peinture demeure fragile. C’est certainement le seul vrai point faible de cette voiture.









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