Catégories
Vie pratique

Vignettes Crit’Air : les règles se durcissent en 2023 et après

Nouvelle année, nouvelles règles. Les conditions de circulation dans les grands centres-villes vont encore se durcir et ce n’est qu’un début…

Si vous habitez ou travaillez dans une grande ville française, il y a de fortes chances que vous ayez été confrontés à des restrictions de circulation à cause de l’âge de votre véhicule. L’instauration des vignettes Crit’Air a marqué un véritable tournant dans la vie de nombreux automobilistes. Un tournant qui se transforme en un véritable virage au 1er janvier 2023…

La vignette Crit’Air, une contrainte bientôt obligatoire pour tous les automobilistes ?

Si à l’heure actuelle, les zones à faibles émissions (ZFE) ne concernent qu’une quinzaine de grandes villes françaises parmi lesquelles Paris, Toulouse, Lyon, Marseille ou encore Grenoble, dans un avenir relativement proche, ces zones devraient s’accroître aux agglomérations de moins de 150 000 habitants et même d’ici quelques années, concerner des villes beaucoup plus petites. Certaines villes moyennes attendent simplement d’élargir leur offre en bornes de rechargement afin de favoriser l’élargissement des véhicules électriques pour enfin instaurer des zones de circulation limitées aux modèles les moins polluants.

La vignette Crit’Air, comment cela fonctionne ?

A l’heure actuelle, il existe 6 vignettes différentes : niveau zéro (verte), niveau 1 (violette), niveau 2 (jaune), niveau 3 (orange), niveau 4 (bordeaux), niveau 5 (grise). La vignette verte est attribuée aux voitures électriques ou à hydrogène tandis que la vignette grise concerne les modèles les plus anciens et polluants. Les vignettes, aussi appelées certificats de qualité de l’air, sont directement liées à la norme Euro dont dépend votre véhicule qui elle-même dépend de son énergie et de l’année de sa première immatriculation. Le tableau suivant récapitule les points clés à connaître :

Détail des conditions d'attribution des vignettes Crit'Air en fonction des normes Euro des voitures particulières.

A l’aide de votre carte grise, vous pouvez déterminer la norme Euro qui s’applique à votre auto grâce à des simulateurs en ligne. Il suffit de leur indiquer la mention présente dans le champ « V9 » de votre certificat d’immatriculation.

Les changements au 1er janvier 2023

Dans les zones concernées, vouées à s’étendre, les véhicules en norme Euro 1 et antérieures, autrement dit ceux lancés avant le 31 décembre 1996, sont d’ores et déjà interdits de circulation.
A partir du 1er janvier 2023, ce sont les véhicules éligibles à la vignette Crit’Air 5 qui seront exclus des centres-villes. Cette nouveauté ne concerne donc dans un premier temps que des diesels Euro 2 mis en circulation entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000. Les modèles essence, produits au cours de cette période, ne sont pour le moment pas concernés car jugés moins polluants.
Le 1er janvier 2024, ce sera au tour des diesels Euro 3, ceux possédant donc une vignette Crit’Air 4, d’être dans l’obligation de rester aux portes des grandes villes. Cette date marquera également l’obligation pour les villes de plus de 150 000 habitants de prévoir une zone à faibles émissions en leur centre.
Les propriétaires d’automobiles relativement anciennes carburant au sans-plomb ne seront impactés qu’à partir de 2025. En effet, les voitures Crit’Air 3, celles produites jusqu’au 31 décembre 2005, seront exclues des ZFE. Sans surprise, les règles se durciront également pour les diesels.

Des changements trop rapides ?

Même si les informations pour les années suivantes ne sont pas encore certaines, il semblerait que la logique du gouvernement est « d’éliminer » une vignette Crit’Air chaque année. A ce rythme, en 2027 seuls les véhicules bénéficiant d’une vignette Crit’Air 1 ou 0 seraient en mesure de circuler dans les zones à faibles émissions de rejets polluants. Dans la mesure où l’Union Européenne envisage l’arrêt de la production de modèles thermiques seulement en 2035 et compte tenu des lenteurs dans la mise en place d’un réseau électrique suffisant dans l’hexagone, la cadence imposée semble bien trop rapide et risque d’éloigner un certain nombre d’automobilistes des agglomérations, avec un véritable risque pour l’emploi et l’économie. Et les transports publics ne semblent pas se développer en conséquence…

Par Olivier

Passionné d'automobile depuis mon plus jeune âge, j'ai décidé il y a quelques années de partager ma passion avec vous. Au programme : des essais bien sûr, mais aussi des articles pratiques, des conseils, des infos...

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s