Dire que la VW Golf est un best-seller est un euphémisme. Depuis 1974, la compacte allemande continue à connaître le succès même si les SUV de la gamme lui ont fait un peu d’ombre. Si les premiers modèles ont construit sa légende en termes de fiabilité, cette 8ème génération sortie en 2020 risque de venir ternir un peu cette image de voiture indestructible et bien construite…
VW GOLF 8 : qualités et défauts
Parlons d’abord du style. On le sait, les Allemands sont assez conservateurs à ce niveau. Sur ce modèle, les designers ont souhaité apporter un brin de gaieté à travers le dessin des optiques avant.
Et là, tout est une histoire de goût. Certains trouvent son regard réussi, d’autres lui trouvent un air de ressemblance avec le paresseux…
L’autre évolution de taille, c’est à l’intérieur qu’on la trouve. En se dotant d’écrans tactiles, les boutons sont devenus rares ce qui transforme littéralement la planche de bord qui devient très épurée.
Mais en passant au tout tactile, la Golf a perdu en ergonomie, la faute à des touches sensibles que l’on active malencontreusement et à des fonctions compliquées à atteindre dans les menus et sous-menus.
Un défaut qui en cache un autre : la baisse de la qualité perçue. Les matériaux sont de moins bonne qualité que par le passé, c’est un fait qui passe mal pour certains habitués de la marque.
Parmi les points négatifs, reste à évoquer les tarifs qui restent élevés, une certaine habitude chez VW…

Heureusement, cette Golf tient toutes ses promesses sur la route avec un comportement sain et dynamique et une direction très réactive qui accentue le côté sportif. Un point positif que l’on avait déjà relevé sur la Golf 7 qui avait nettement amélioré ses qualités dynamiques. Même le confort se montre tout à fait correct, en étant toujours un peu ferme mais pas inconfortable comme c’était le cas auparavant.
Elle présente aussi l’avantage de conserver un gabarit de vraie compacte en affichant une longueur juste sous les 4.40 m, tout en proposant une habitabilité très correcte et un coffre de 381 litres, ce qui ne fait pas d’elle la meilleure de la catégorie, mais cela reste d’un bon niveau au vu de ses dimensions.

VW GOLF 8 : le bilan fiabilité
Soyons honnête, ceux qui ont conduit les générations précédentes risquent d’être déçus par cette 8ème génération sur le plan de la fiabilité. A force de multiplier les équipements de sécurité et de confort, nos voitures modernes peuvent être sujettes à des bugs électroniques et même Volkswagen n’y échappe pas. Des soucis que l’on retrouve également sur la Peugeot 208 ou encore sur la Citroën C4, des modèles largement diffusés pour lesquels nous avons également dressé un bilan fiabilité pas toujours très flatteurs…
De nombreuses mises à jour de logiciels ont eu lieu pour corriger certaines anomalies suite à des défaillances voire des arrêts de la dalle d’instrumentation et de l’écran tactile du système multimédia. Un problème parfois encore d’actualité mais qui fait moins parler de lui à l’heure actuelle.
Au niveau des motorisations, le plus petit moteur essence, le 3-cylindres 1.0 TSI 110 ch peut présenter des à-coups de fonctionnement nécessitant des nettoyages du circuit d’admission d’air. Un calculateur peut également être parfois en cause.
On retrouve ce souci d’à-coups sur le 1.5 TSI 130 ch mais dans son cas, ce sont les injecteurs qui en sont à l’origine. Le système micro-hybride peut également rencontrer des dysfonctionnements, un message « défaut de réseau de bord 48 V » pouvant apparaître sur le tableau de bord. Enfin, VW a opéré un certain nombre de vérifications sur les culasses de ce bloc 1.5 TSI suite à la détection de plusieurs non-conformités, des pièces de fonderie ayant peut-être été interverties lors de leur fabrication.

En ce qui concerne la motorisation hybride rechargeable PHEV disponible sur les GOLF GTE et eHybrid 204 ch, des interventions ont dû avoir lieu au niveau de le pompe haute pression pour corriger des défauts de fonctionnement de la partie thermique. Une protection thermique a dû également être ajoutée près du boitier de commutation pour éviter un potentiel risque d’incendie.
Enfin, parlons du moteur diesel. Le bien connu 4-cylindres 2.0L TDI décliné en 116 ch ou 150 ch a connu des fuites de gazole en raison d’un flexible défectueux, entraînant une odeur de gazole à l’intérieur du véhicule. Des démarrages difficiles ont également été signalés suite à des problèmes de batterie. De rares cas de surchauffe du liquide de refroidissement ont été signalés.
Pour terminer, certains propriétaires se sont plaints de la boîte manuelle dont les 5ème et 6ème rapports peuvent être difficiles à passer. La boîte DSG maison n’est pas exemptes de défauts non plus. La DSG6 a connu des problèmes de fuites d’huile tandis que la DSG7 peut souffrir d’à-coups et de vibrations suite à des dysfonctionnements au niveau de l’accumulateur de pression.
Les retours sur les blocs GTI, GTD et R sont rares compte tenu de leur faible diffusion.

Quel moteur choisir sur la Golf de 8ème génération ?
Sur la Golf, le choix est large en termes de motorisations.
Si la version PHEV est certainement celle qui figure parmi les plus vertes dans son utilisation quotidienne, c’est aussi celle qui se montre la plus onéreuse à l’achat et dont le surcoût ne sera pas amorti avant plusieurs milliers de kilomètres.
Le petit bloc 1.0 TSI 110 ch (remplacé depuis le dernier restylage de début 2024 par le 1.5 TSI en déclinaison 116 ch) se montre déjà volontaire et plutôt sobre à condition de ne pas être poussé dans ses retranchements. C’est clairement une proposition très raisonnable à ne pas négliger en occasion.
Pour plus de sérénité sur la route, la version 1.5 TSI 130 ch (voire la version 150 ch, motorisation la plus vendue de la gamme) est certainement celle qui se montrera la plus polyvalente, en plus d’être agréable et économique en carburant. La boîte automatique DSG peut être un vrai plus si vous roulez beaucoup, il faut alors compter un surcoût non négligeable d’environ 2700 €.
Pour les gros rouleurs, le diesel qui représente encore plus d’un tiers des ventes, n’est pas à oublier, bien au contraire. Comme quoi, le renommé sigle « TDI » fait encore des émules, à bon escient.
Conclusion
Si les pépins sont assez fréquents, ils sont rarement graves mais peuvent se montrer malgré tout contraignants. Plusieurs mises à jour ont eu lieu ce qui a permis de corriger un certain nombre d’anomalies, rendant l’achat de cette Golf 8 moins problématique qu’au début que vous souhaitiez l’acquérir neuve ou d’occasion.








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